La prise de conscience d’un espace n’est pas seulement le fruit coup d’œil.
Certes nous percevons un volume et son architecture grâce à cet organe, mais pas uniquement. Nous sous-estimons l’empreinte acoustique d’un lieu, pourtant nous exploitons l’information sonore pour nous repérer au même titre que l’information lumineuse. On admettra de l’audition qu’elle n’a pas l’acuité de la vision lorsque il s’agit d’apprécier les trois dimensions. Il n’empêche que l’expérience d’une surdité ponctuelle révèle une certaine déstabilisation perceptive. Read more…
C’est avec plaisir que je publie ce message témoignant de la poursuite de mes études à l’Ecole d’Art d’Aix.
Je souhaite continuer la rédaction de ce mémoire avec, en prime, la confection d’un vrai site.
Vous l’avez remarqué, je l’ai conçu austère afin de me conformer aux attentes du jury de l’année précédente : le forme devait s’effacer au profit du fond.
Cette année notre site devient un support d’évaluation, il se doit donc d’être plus bling-bling.
Je vais donc me mettre au flash et faire péter les couleurs, insérer de la vidéo, des animations… En bref, je vais faire en sorte d’avoir un portfolio digne de ce nom
J’étais averti, cette première année risquait fort d’engendrer des frustrations, ils n’avaient pas tout à fait tort.
“Ils” ce sont les membres du jury chargés d’ausculter mon cas au concours d’entrée. Je ne fis aucune circonvolution et me présentai d’emblée comme passionné de nouvelles technologies, particulièrement l’exploitation créatrice et inhabituelle que l’on peut en faire. On me dit qu’il allait falloir être patient, seule la troisième année permettrait de pratiquer en profondeur les fameux “hypermedia”.
Cependant, rétrospectivement, cette frustration s’est révélée bénéfique. Le premier stade de mes études m’a permis de picorer, c’est le mot qui convient, dans des domaines qui m’étaient inconnus.
Bien sûr la contrainte de temps ainsi que le grand nombre d’ateliers ne fit que décupler cette frustration : nous ne pouvions rien approfondir à notre guise. Toutefois, en contrepartie, nous pûmes travailler avec un peu tous les profs, dans un peu tous les ateliers, un peu tous ensemble…
Définitivement cette année se présenta comme une initiation, une présentation concrète des pratiques de l’école. En outre cette année permit d’amorcer le tissage d’un réseau, un potentiel à ne pas négliger dans une école d’art.
Alors que furent mes motivations dans l’intégration d’une école d’art ou, plutôt, cette école d’art ? Read more…
Le XXIe siècle est résolument le siècle de l’explosion des “NTIC” : les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Quelques chiffres témoignent de l’ampleur du phénomène : en effet, de l’an 2000 à nos jours, nous sommes passés de 10% d’utilisateurs de téléphones mobiles à plus de 60% dans le monde. C’est sans doute la technologie qui, dans l’Histoire, s’est répandu le plus rapidement sur la surface de la terre.
On recensait plus de quatre milliards de téléphones mobiles en 2008. Concernant internet, des estimations portent sur plus d’un milliard et demi d’internautes dans le monde en 2009. Des interrogations émergent face à ce déploiement technologique exponentiel. L’influence sur nos conditions de vies et nos rapports sociaux en est une. Le défi que doivent relever les instances gouvernantes vis-a-vis de cette circulation instantanée et quasiment incontrôlable de l’information en est une autre.
Une rétrospection sur un phénomène vieux de seulement dix, voire quinze ans n’est pas toujours aisé, de surcroît lorsque l’on se trouve encore au coeur de ce chamboulement, celui-là même qui instaure un nouvel ordre mondial.
Il me semble plus judicieux de s’attarder non pas sur une analyse sociologique ou politique de la question, je n’en ai pas les compétences, mais plutôt sur les conceptions qu’entretiennent les individus vis-à-vis de ces “nouvelles machines”. Plus précisément les fantasmes que nous projetons sur ce que nous considérons, nous occidentaux comme le “progrès”. Je distinguerai deux lieux communs antinomiques qui sont, je crois, les principaux fantasmes que nous entretenons au XXIe siècle.
Cet exercice est de ceux que l’on a réalisés en atelier d’écriture avec Pierre Paliard.
Nous partions des photos ci-dessous, témoignages chinés aux puces d’un monde révolu.
Il fallait donc se mettre dans la peau d’un, ou plusieurs individus pour créer un récit en piochant dans ce réservoir d’image.
Pardonnez mon envolée lyrique à la fin de la composition, la poésie n’est vraiment pas mon fort
C’est en faisant quelques rimes pauvres par coïncidence qu’est venue l’idée des pseudo vers, faisant office de conclusion du récit de cet ectoplasme…
Pendant près d’une journée et demi nous découvrîmes la 3D pour la première fois au sein de l’atelier 3D animé par Ricardo.
Du modelage à l’animation en passant par la texture, il s’agissait d’achever un clip dans un laps de temps restreint. La piste de départ pour cette réalisation fut l’architecture. Il fallait se remémorer le travail du peintre Giorgio De Chirico, notamment la facette surréaliste et métaphysique de son oeuvre.
Voilà un piètre résultat de mes divagations, il faut un début à tout n’est-ce pas… :-)
« Ma voie est celle de l’Unité qui embrasse l’Universel »
Cette citation provient de « L’unique trait de pinceau » premier chapître des propos sur la peinture du moine Citrouille-amère, connu aussi sous le nom de Shi-Tao.
Contrainte intéressante éprouvée en cours de dessin : se passer des outils traditionnels pour dessiner.
Des clous, du scotch marron, des ombres projetées… autant de média inhabituels pour produire du tracé. Pour ma part j’ai expérimenté une technique dont les errements furent les germes de la composition finale.
La première phase projetait la réalisation d’un double format A4 minimaliste en imitant le trait épure de Barnett Newman.
L’idée originelle était de rejoindre les diagonales de ces deux feuilles A4 en passant par leur milieu… Une sorte d’agrandissement de la surface rectangulaire faisant d’un double A4 un triple A4 (ou un A3 et demi si vous voulez !).
Ce dossier ne prétend pas être un compte-rendu exhaustif des expériences que nous avons accomplies durant cet atelier. Percevons le plutôt comme une synthèse des réflexions germant au terme de ces pratiques. Une sélection a été effectuée afin de présenter les travaux dont j’estime la pertinence, s’ajoute une observation autour des questionnements des autres étudiants. En outre, j’exprimerai les relations que tissent ces tentatives en atelier volume avec les “Promenades sensorielles” que nous avons vécues ou orchestrées.
Ces ateliers furent pour nous une vaste découverte allant au-delà de la sculpture ses techniques. En dépit de ce que l’intitulé “Volume” laisse entendre, nous découvrîmes un univers porteur de percepts et d’affects, dans leur acception deleuzienne. Au-delà de la représentation du volume, application bornée de la figuration d’un objet en trois dimensions, nous tentâmes de véhiculer ces perceptions, ces sentiments procurés par le contact ou la vision de la matière, sa forme et son évolution. La difficulté étant de ne pas être des capteurs serviles de la réalité, au contraire, nous tentions, dans la mesure de nos moyens, de lui procurer une dimension inattendue. La forme, idéalement, devient par ce biais le nœud de ces percepts et de ces affects.